DIY spécial « Rentrée des classes » : une pochette à crayons

Parfois, mes créations sont réfléchies depuis des mois et parfois elles sont dues à des concours de circonstances. Un besoin rencontre un matériau ou inversement et paf ça ne fait pas des Chocapics mais une veilleuse Poppy ou une assise cosy pour le salon. « Ma » pochette réalisée au crochet fait partie de ces réalisations inopinées.

Mardi, poulette numéro 1 est venue me voir avec un problème existentiel dont elle a le secret, à savoir toutes ses trousses ont disparu de la surface de la Terre. Me voilà donc face à un mystère du genre « chaussettes dévorées par le monstre de la machine à laver »  ou « jouets sortant tout seuls des placards ». Réponse de la mère qui en a vu d’autres : « ça doit être au grenier ». Parade de la fille qui en a vu aussi : « j’ai trouvé ça sur Youtube ». Et évidemment quand je vois le titre de la vidéo « je teste des DIY de Pinterest », ça me titille. Alors, le DIY en question était certes sympathique mais la création (une trousse réalisée avec un sac congélation zippé et du masking tape) ne m’a pas semblé pérenne. Et puis, l’idée de réaliser une petite pochette au tricot ou au crochet était nettement plus tentante que de farfouiller dans le grenier. J’ai lancé l’idée et comme la poulette n’est pas sourde et partage une partie de mon ADN (le côté obsessionnel), elle est revenue à la charge dès le lendemain de manière très subtile (elle a dégoté un sac congélation je ne sais où et l’a laissé en évidence sur la table de la cuisine). Comme je suis la mère de ma fille et que je suis assez obsessionnelle également, j’ai cherché toute la nuit avec quoi et comment confectionner la dite pochette. La solution est apparue comme par miracle en lisant un article sur la laine Mixed de la marque Action  et en voyant le superbe châle de By Freija et son dégradé de couleurs canon. Et comme, j’avais deux pelotes en stock (oui oui les fameuses pelotes achetées compulsivement « au cas où » bah voilà à quoi elles servent !), j’ai attaqué dans la foulée.

Pochette au crochet par le Bazar de Milipuce
Pochette au crochet par le Bazar de Milipuce

J’ai gardé l’idée du sac congélation zippé pour éviter que des feutres mal rebouchés ne gâchent mon œuvre.

Matériel

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  • laine mixed achetée chez Action
  • crochet numéro 3
  • sac congélation zippé
  • ciseaux
  • aiguille

Étapes

  • Crochetez une chaînette de la largeur du sac congélation ou de 2.5 fois sa hauteur  (je vous conseille cette option car l’assemblage sera plus simple. J’ai opté pour une réalisation sur la largeur et j’ai eu plus de difficulté pour assembler les côtés !)
  • Crochetez chaque rang en réalisant des brides.
  • Arrêtez le travail lorsque vous avez atteint les bonnes dimensions
  • Assemblez à l’aide du crochet ou de l’aiguille
  • Rentrez les fils
  • Réalisez le petit nœud (chainette de 14 mailles, 2 rangs de bride)
  • Fixez le nœud
  • Insérez le sac congélation dans la pochette
  • Le remplir

début de la pochettedégradé de couleurs laine action

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J’ai crocheté comme une acharnée sous la surveillance de ma poulette trop impatiente d’obtenir sa trousse. Elle a tenu le fil, elle a mesuré, elle a fait son air « je suis lasse d’attendre » et elle a fait ce qu’elle fait le mieux : blablater encore et encore. Elle a lâché l’affaire lorsque l’après-midi est arrivée apportant avec elle une flopée de copines. Et voilà, la mission est remplie, la pochette est achevée. Réaction de la poulette qui passait par là : un petit « elle est jolie » et que je te cours rejoindre les copines. Mouais, j’aurais peut-être dû farfouiller dans le grenier…

Ou je vais peut-être la garder pour moi cette petite pochette. Je te vire les feutres et je te la remplis de vernis à ongles et de rouges à lèvres en deux temps trois mouvements. Dans deux ans, poulette numéro 1, en bonne ado fashionista, le fera de toute façon !

Pour finir, je partage avec vous une petite réflexion sur mes progrès en crochet. Pendant la réalisation de cette pochette, j’étais très satisfaite parce que j’avais l’impression de crocheter un peu comme les youtubeuses que je regardais il y a quelques semaines. A l’époque, je voulais crocheter mon BabyGroot et je m’arrachais littéralement la tignasse en enviant ses déesses du crochet qui me narguait avec leurs petits doigts agiles. Cinq ou six mois plus tard, je me sens plus à l’aise et je crochète presque avec les mêmes automatismes que lorsque je tricote.

C’est franchement très agréable de ne plus me grattouiller le crâne en essayant de comprendre pourquoi mon bidule ne ressemble pas au modèle. Et je ne parle pas du « ouf » de soulagement poussé à chaque maille serrée réalisée ni de la langue qui dépasse des dents (mimique qui me fait une tête de niaise et qui rend chéri d’amour trop chou… ça marche aussi pour les rides ! mouais, la vie est injuste).

Donc si vous hésitez à vous lancer, je vous dis juste « essayez ! ». Les premiers pas sont un peu laborieux mais avec de la pratique, les progrès sont rapides. Le crochet est beaucoup plus accessible que le tricot et plus facilement transportable. Et à l’ère d’internet et de Youtube, il est vraiment très facile de trouver des tutoriels et des explications pour apprendre les techniques.

A plus

 

 

 

 

Foire de Paris 2017

Et voilà, déjà le retour ! Après cinq heures à arpenter les allées du salon, à slalomer entre les visiteurs, à décliner les propositions des hôtesses et à en accepter certaines, je suis contente de me poser dans le train.

La journée a commencé piteusement. En retard pour récupérer mon amie et puis de la pluie, de la pluie et de la pluie, et…La bonne idée de mettre des chaussures totalement usées. Après deux minutes de marche pour nous rendre à la gare, mon pied gauche patauge dans un vrai pédiluve. Demi-tour, direction le coffre de ma voiture dans lequel traînent mes asics fluo (#nolook). Dans mon sac de sport, une chaussette solitaire mais pas de paire.  Heureusement, ma chaussure droite est relativement étanche et ma chaussette encore sèche.  Direction le train, baskets flashy aux pieds, chaussette noire à droite, chaussette blanche à gauche… La fille cachée de Punky Brewster et de Pierre Richard. Nous arrivons à la gare totalement trempées et même après une heure et quart dans les transports, mon jean est toujours à essorer.

Le voyage se passe bien et nous arrivons sans encombre devant les portes d’entrée du parc d’exposition. Munies des invitations gentiment offertes par Souris Maman, nous prenons la file réservée aux personnes munies d’un billet. Ça avance vite et nous voilà dans la place. Notre taux d’humidité frôle les 75%…

Nous avons donc passé la matinée à nous refaire une tête présentable. Au programme, tests d’un fer à lisser (vraiment concluant),

d’un fard à sourcils (bien aussi) et de produits de beauté et de maquillage (très bien aussi). Pour les deux premiers tests, les hôtesses sont jeunes et assez réservées. Aucune pression pour nous faire acheter. Sur le stand du maquillage et du soin visage, la démarche marketing est très différente. Une hôtesse nous propose d’essayer un soin. Bah ok…on a les cheveux lisses, les sourcils impeccables, alors le teint frais on ne va pas cracher dessus… En plus le soin est à la bave d’escargot. Ton décontracté, ambiance « on est entre filles », elle tutoie, elle s’intéresse à nos vies, elle donne des conseils, elle fait de grands sourires … Tout va bien et vraiment le résultat est intéressant. Et puis, viennent les tarifs et le discours est assez autoritaire: « tu prends les deux et patati et patata « . Euh bah faut que je réfléchisse quand même. Et là le ton change. Le vouvoiement apparaît, les sourires disparaissent. Elle nous explique que la moindre des choses est d’acheter un produit pour la dédommager du temps qu’elle nous a consacré, que c’est l’usage en somme, qu’elle est payée à la commission et qu’elle doit gagner sa vie. Elle voit que nous ne cédons pas et nous donne son prénom au cas où… Épisode un peu désagréable donc…Mais qui ne nous a pas coupé l’appétit.

Malgré le mauvais temps, nous avons choisi de nous nourrir dans l’allée des food trucks. Et vraiment c’était top. Un croque-monsieur végétarien délicieux !

Ensuite, nous avons visité les pavillons 7 et 4. J’avais décidé de faire la visite du pavillon 5 en dernier… Le pavillon du DIY, je me devais de lui faire honneur et de garder mon argent pour lui ! Sauf que cruche comme je suis, à survoler les résultats des recherches Google sans cliquer sur le b… Et bien je n’avais pas vu que le printemps du DIY se déroulait l’année dernière ! Petite déception mais finalement balayée par la visite du pavillon 4 effectuée juste avant. Faute de 5, nous avons exploré de nouveau le 4. Une invitation au voyage et des sources d’inspiration et d’évasion à chaque stand… Top !

Objets Upcycling

Nacre bleue de Nouvelle-Zélande

Colliers africains

Bref, une visite très agréable malgré la pluie. Les stands beauté nous ont permis de retrouver forme humaine et il y avait de la bonne bouffe (finalement notre seule dépense de la journée !).
Petite mise à jour… J’ai oublié de parler de ce jeu de construction en bois simple mais efficace: Koobi.

Et puis une photo de l’engin dont rêve mon homme

Et d’un petit coin cocooning génial