Salon Créations et savoir-faire 2017 : récit de ma première visite et verdict

Bonjour mes gentils lecteurs,

je ne suis pas très présente sur le blog ces derniers temps, la faute à la vie tout simplement. Même si je n’ai pas eu l’envie d’écrire (cerveau vidé), j’ai tout de même fait travailler mes petites mimines et d’autres articles seront donc publiés très prochainement !

Aujourd’hui, je vous raconte ma première visite au salon du DIY par excellence, le salon Créations et Savoir-faire alias salon CSF pour les intimes. Ce salon existe depuis des décennies et moi, en bonne femme de Cro-Magnon qui vit terrer dans sa grotte du fin fond de la Beauce, je le découvre maintenant (heureusement que j’ai créé ce blog !).

J’ai eu le plaisir d’y aller avec ma super collègue fan de couture et de loisirs créatifs, Cécile. En grande habituée du salon, elle a été d’un grand secours en répondant à mes nombreuses questions dont la fameuse « c’est cher ou pas ? ». En échange, je lui ai offert mon pseudo-sens de l’orientation, le fameux « ça doit être par là… ou par là ». Je lui devais bien cela parce qu’en plus de répondre à mes interrogations de jeune couturière inexpérimentée (et paumée), Cécile s’est retrouvée séparée de ses deux copines, Valérie et Françoise. Parce que oui, nous avons fait le déplacement en meute. Le salon a un coût et si vous souhaitez vous y rendre en voiture mieux vaut la remplir. Donc nous partîmes 4 ; mais par un vilain coup du destin, nous nous vîmes 2 longtemps avant l’heure du festin. Traduction : nous étions bien « groupir » pendant les 30premières minutes et dès que nous avons voulu acheter quelque chose, l’attente pour payer a eu raison de notre petit équipage.

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le stand Marie-Claire Idées

Bon, j’essaie de me recentrer :

Côté finances 

Le coût du trajet a été estimé par Mappy à 28 euros (carburant et péages compris). Évidemment, si vous n’habitez pas Chartres, cela vous reviendra peut-être plus ou moins cher.

Le parking nous a coûté 23 euros et 20 centimes (je précise qu’il s’agit du parking du Paris expo Porte de Versailles). Les filles étant des habituées, elles m’ont indiqué où me garer.

Pour le repas, chacune a pris son petit pique-nique (donc comme j’avais zappé pendant les courses de la veille, le mien était plutôt chiche. Merci Cécile pour la clémentine!). Mention spéciale pour Valérie, hyper organisée, qui avait même prévu le thermos d’eau chaude, le café et le thé… et qui a tout porté sur sa frêle épaule !

Je vous conseille vivement de prendre votre pique-nique si vous ne voulez pas perdre du temps à faire la queue devant les points de restauration. Ou si vraiment vous ne pouvez pas apporter votre pitance, jetez-vous sur un stand très très tôt.

Bon, pour les achats, je vous laisse libres de dépenser ce qu’il vous plaira. Moi j’ai été hyper raisonnable (parce que très mal organisée! comme quoi des fois, cela a du bon…ou pas)

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encore de belles idées chez Marie-Claire!

Côté pratique

Nous sommes arrivées tôt sur le site du salon (nous avons même pris un petit café sur le parking tranquillou). L’entrée, malgré une file d’attente visuellement impressionnante, a été très rapide et point non négligeable, l’attente se fait à l’intérieur, bien au chaud (contrairement à la foire de Paris où cela peut vite tourner au a-gla-gla!).

Nous avions déjà nos billets (merci Cécile… ouais, je sais je suis totalement assistée!). Pour les visiteurs sans billet, en début de matinée, il n’y avait pas d’attente au point d’achat.

Pour le repas, des points pique-nique sont prévus mais installation au sol obligatoire me semble-t-il (nous nous sommes posées dans un petit recoin entre deux stands donc je n’ai pas eu le plaisir de visiter les aires de pique-nique, si certaines ont testé n’hésitez pas à commenter).

Pour les pauses pipi, euh… bah… le salon CSF, c’est tout de même une concentration énorme de femmes sur quelques centaines de mètres carrés donc attendez-vous à quelques minutes de patience avant de pouvoir soulager votre vessie. Information importante : Les sanitaires sont très propres même en milieu d’après-midi.

Ma visite du salon CSF

En début de matinée, le salon est tout à fait vivable. Le pavillon est immense, les allées principales sont larges. On a vraiment l’impression de pouvoir circuler facilement et de respirer (je précise que j’ai visité le salon le samedi, jour de très très forte affluence). Mais dès 10h30, cela se corse. Surtout dans les allées secondaires. Bon, rien d’insurmontable non plus, hein, mais c’est vrai que c’est parfois frustrant de ne pas pouvoir s’approcher d’un stand ou de ne pas pouvoir prendre son temps pour choisir (du coup, moi, je préfère ne pas acheter mais certaines peuvent craquer par lâchage de nerf ou peur de manquer… surtout que la rupture de stock est fréquente particulièrement à la fin du salon). Finalement, il ne faut pas hésiter à revenir plus tard, quand la foule s’est dissipée.

Pour être honnête, je n’avais pas de liste d’achats. Je souhaitais juste trouver des perles miyuki pour tisser mes derniers modèles en vente sur fait-maison.com et également acheter quelques coupons de tissu pour me constituer un stock. J’ai donc zappé tout ce qui était laines, papiers, etc.

Pour les perles Miyuki, je n’ai pas trouvé mon bonheur. Seulement deux stands en vendaient. Pas les bonnes couleurs, pas les bons prix, snif.

Côté couture, j’ai rapidement trouvé de quoi dépenser un peu d’argent. Alors, le stand était pris d’assaut et je n’ai pas pris le temps de lever le nez pour lire le nom du fournisseur ! Mais, il est apparemment au salon tous les ans (dixit mes chères habituées). Il propose des coupons à un prix très abordable (10 euros les 5 coupons de 45 sur 50 ou 50 sur 50, je ne sais plus), du biais, des fermetures, des boutons…

Une photo de mes achats

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mes poulettes ont essayé de me dépouiller dès mon arrivée mais je tiens bon !

Mon butin se compose de 5 fermetures à glissière non séparables (pratique pour réaliser des petites pochettes), de coupons à motifs, d’un rouleau de simili cuir moutarde, d’un fermoir aimanté et d’un badge (gratuit). Les fermetures étaient à 1 euro pièce, les coupons 10 euros les 5, le simili à 11 euros et le fermoir à 2 euros 40. J’ai fait une petite récolte de cartes de visite et voilà… hyper raisonnable, je vous dis !

Je n’ai pas acheté certains tissus, faute de besoins immédiats. Mais ce n’est que partie remise car j’ai vraiment envie de les tester. En plus, j’ai trouvé quelques idées dans d’autres stands notamment ces très jolis doudous exposés sur le stand de L’île à mousse. Le tissu tout doux était en vente sur le stand de Sudocoud que j’avais visité peu de temps auparavant et je n’avais pas craqué par manque d’inspiration… mauvais timing !

 

Allez je vous mets quelques photos de mes repérages :

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des pochettes en velours – Frou-Frou
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des ailes d’ange au crochet dans l’allée de l’inspiration
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des glands au crochet (photo floue)
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un costume vespa
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la sublime blouse de Dessine moi un patron… la créatrice adorable semblait au bout du rouleau tout comme son stock de patrons littéralement dévalisé
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la robe d’Anne Charlotte (Louis Antoinette Paris)
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la robe Louison de TK sewing patterns, déclinable en top… j’ai acheté le pdf en rentrant !!!
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Mon futur projet … Un sac… encore
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de jolis imprimés (chez motif personnel je crois ou bien chez dessine moi un patron ou…)

et en bonus les photos de l’atelier couture où nous avons eu le plaisir de rencontrer les participants de la dernière saison de Cousu-main. Tous hyper sympathiques et talentueux.

J’ai pris des photos à la sauvette (donc floues puisque déjà en les prenant normalement, elles sont floues!) et puis ce n’est qu’au moment de partir que j’ai osé demander une petite pose aux Beaux gosses, Olivier et David ( les beaux gosses, c’est leur marque).

Je n’ai pas pris en photos certaines créations (trop de monde, pas le temps, pas l’idée de dégainer le smartphone…). Mais ce salon est une vraie mine d’idées pour tous les amoureux du fait-main et des jolies choses. Ah en parlant photos et idées, certains stands (bon je n’en ai vu qu’un mais en même temps je n’avais pas vu l’affiche avant que la vendeuse me la montre donc j’en ai peut-être loupé d’autres lol)… je reprends… certains stands interdisent les photos, probablement pour éviter le pillage de leurs bonnes idées. Donc si comme moi, vous avez une petite tête et que vous ne pouvez pas prendre de photos, prenez de quoi noter (j’avais tout ce qu’il fallait mais j’ai oublié de sortir mon carnet…).

Le salon propose des animations payantes. Vous avez déjà testé ? Je pense essayer l’année prochaine. Car oui j’y retourne dans un an, c’est sûr ! Mais peut-être que j’essaierai d’y aller un jeudi pour éviter la foule, pouvoir échanger plus facilement avec les vendeurs et surtout éviter les ruptures de stock.

A bientôt et biz biz

PS : N’oubliez pas le petit commentaire qui fait plaisir et l’adhésion à la lettre d’informations est toujours disponible.

 

 

 

 

Les vieilles charrues : de 2006 à 2017

Les vieilles charrues et moi, c’est une histoire qui a débuté il y a 11 ans. Une histoire faite de très longues pauses et de grands changements. Une histoire remplie surtout d’anecdotes et de bons souvenirs.

Avant de vous parler de l’édition 2017, petit retour en arrière

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2006

En ce temps-là, Chéri d’amour gérait une équipe de football virtuelle sur internet (si si ça existe et ça s’appelle Hattrick). Dans sa division virtuelle, il côtoyait virtuellement monsieur J, entraîneur virtuel d’une équipe virtuelle. Le monsieur J était un authentique breton qui avait baptisé son équipe virtuelle du nom de sa ville : Carhaix. Cela a amené Chéri d’amour et monsieur J à échanger sur le festival organisé dans la dite-ville. Entre 2 discussions footballistiques ou autres sujets viriles, ça a donné un truc du style   :

  • chéri d’amour : « y a un chouette festival à Carhaix »
  • monsieur J : « si tu veux faire le festival, tu peux venir planter ta tente dans mon jardin » (et si vous y voyez une proposition indécente, vous avez vraiment l’esprit mal placé, les amis).

Petite réflexion personnelle : les hommes m’impressionnent : dans la vraie vie, une bière, un morceau de steak et hop ils sont BFF. Sur internet, trois ou quatre messages rigolos, une passion commune et te voilà inviter à planter ta tente dans un jardin.

Comme nous étions jeunes en 2006, nous avons dit « super ». L’affaire était pliée et les places étaient achetées dans la foulée.

près de carnac 2006
Près de Carnac en 2006…On ne s’est pas arrêtés… sauf pour prendre la photo. Ah mince, on s’est fait eu !

Après quelques jours en camping à Carnac, nous débarquons donc à Carhaix-Plougher, centre de la Bretagne et de la France entière durant 4 jours. En attendant les autochtones qui allaient nous héberger, nous nous sommes dit « pourvu que ce ne soient pas des gros c… » (réflexion que monsieur et madame J nous ont avoué avoir eu également peu de temps avant notre arrivée). Une minute plus tard, madame J arrivait, tandis que son homme était toujours sur le site du festival à faire son travail de « faucheux » (c’est-à-dire de bénévole des VC). Et le courant est passé immédiatement.

En plus de nous faire des amis, ne pas loger sur le camping du festival a été un gros plus voire une sacrée révolution. A nous, les sanitaires propres, la douche chaude, la chaise de jardin confortable et… le calme !

scène glenmor 2006
Scène Glenmor 2006
scène kerouac 2006
Scène Kerouac 2006
spectacle de rue dans la garenne 2006
Spectacle de rue dans la Garenne

Nous avons passé trois jours agréables à écouter de nombreux artistes : les Pixies, Cali, Tracy Chapman, Dionysos, Olivia Ruiz ou encore Jamel Debbouze. Il faisait beau, la bière était fraîche et l’ambiance radieuse.

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Feu d’artifices en 2006

Par la suite, nous avons eu des enfants et le festival a dû faire sans nous (mouais, il était bien triste c’est sûr). Avec le recul, cette année marqua un cap à savoir le passage d’une vie « roots » à une vie « rangée des bagnoles », de la vingtaine insouciante à l’approche de la trentaine réfléchie, de l’envie de profiter de l’instant présent au désir de construire l’avenir (waouh c’est beau ce que j’écris. faudra que je le recase dans une conversation).

2013

Nouveau cap ! Les festivaliers pantouflards se transforment en petites abeilles travailleuses. 

Sept ans après la proposition du plantage de tente, nos amis carhaisiens nous ont posé une autre question fracassante : « ça vous dit de faire le festival en tant que bénévole? on cherche du monde au bar 4 ».

Le contrat est le suivant : 12 heures de travail = accès gratuit au festival + jetons pour la nourriture et les boissons. Cela nous semble honnête.

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La « tavern » : un dimanche à l’ouverture… les festivaliers se font attendre alors on empile des verres ou on fait le guet.

Vous vous dites que c’est vraiment super de ne pas débourser un centime pour voir des dizaines de concerts… et qu’en travaillant au bar, vous aurez des consommations à volonté !!! Alors je vais vous dresser la liste des pour et des contre du bénévolat derrière le bar et on en reparlera.

Contre : au bar, vos horaires sont malheureusement calés sur ceux des festivaliers et vous travaillez donc pendant les concerts. Stromae se produit à 22h30 ? Dommage, votre service commence à 23 heures. Un petit bémol « POUR » (faut bien être honnête de temps en temps) : j’ai pu voir plein de concerts super et les responsables sont des êtres humains qui essayent de faire des plannings satisfaisants pour tout le monde.

Pour : durant les pauses, après ou avant le service, vous pouvez parfois voir les concerts depuis l’arrière du bar, tranquille loin de la foule.

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De haut en bas : le park du château, l’espace des bénévoles, la scène Glenmor (de nuit)

Pour : entre vous et les festivaliers éméchés, il y a un bar. Par conséquent, ils ne vous marchent pas dessus, ne vous bousculent pas et vous n’avez pas besoin de vous transformer en petit poney sauteur d’obstacles pour éviter les épaves humaines qui, à certaines heures, jonchent le sol du site (je grossis un peu le trait, hein).

Contre : vous devez essayer de communiquer avec eux, comprendre ce qu’ils veulent, les servir sans vous faire arnaquer (les petits malins qui commandent 6 bières et partent avec les 3 premières sans payer les suivantes), les envoyer bouler ou au contraire les materner un peu (allez mon brave monsieur, rangez votre billet de 50 euros et les 10 de 20 avant de vous faire dévaliser.).

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#charrues 2017 de jour…

Pour : vous devenez très fort en calcul mental (et oui à l’époque, les paiements se faisaient en liquide et sans assistance technique).

Contre : à la fin du service ou juste en période d’affluence, calculer devient une torture.

Contre : vous travaillez vraiment. A l’exception de certains créneaux, les festivaliers sont toujours au bar et réclament leur potion magique en beuglant. La pression est forte pour les bénévoles (pas vraiment au niveau des tireuses à bière qui connaissent parfois des gros coups de mou). Le bon déroulement du festival c’est du boulot pour tous les bénévoles : restauration, nettoyage, entrée… à tous les postes ses contraintes (et aussi ses avantages).

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… de nuit

Pour : servir au bar = formation accélérée d’affirmation de soi et de gestion du conflit. Si vous êtes timide ou trop gentil, une heure à servir des festivaliers totalement faits (ou des bénévoles passés du côté obscur du festival) suffira à vous forger un cœur de pierre. Il vous faudra déjouer tous les pièges (le célèbre « je suis bénévole comme toi, faut être solidaire » ou « je peux te faire entrer en backstage »), identifier les stratagèmes les plus subtils (le mec/la fille qui te drague pour obtenir une bière ou une frite gratos), et tenir bon coûte que coûte (votre pérennité en tant que bénévole en dépend. Le tiroir caisse doit se remplir au même rythme que le remplissage des verres). 

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Arrosage des festivaliers VC2017

Pour : vous passez de bons moments et même les mauvais se transforment en anecdotes croustillantes à raconter à celles et ceux qui vous envient d’avoir vécu le plus grand festival de France en version off. En étant bénévole, vous êtes à la fois acteur et spectateur du festival, des concerts mais aussi des festivaliers. Les mecs éméchés qui décident d’utiliser les bennes à ordures pour s’abriter d’un orage à 2 heures du matin… et qui finalement trouvent amusant de dévaler la pente avec cette pauvre poubelle, ça vous fait votre semaine. Et puis pour une poignée de têtes à claques, vous rencontrez des dizaines de personnes sympas.

LE POUR ULTIME : vous avez accès à l’espace des bénévoles et… AUX TOILETTES DES BENEVOLES !

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L’espace des bénévoles de nuit

2014

Nous savons désormais ce qui nous attend au bar et nous y allons la fleur au fusil. La programmation est géniale et contrairement à l’année précédente, nous avons décidé de profiter au maximum des concerts. Et puis, ce sera notre dernier festival au bar 4.

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Pas de festivalier au bar = vue dégagée sur la scène Kerouac

Ultra-motivés, nous faisons l’ouverture et la fermeture tous les jours en tant que festivaliers puis bénévoles (ou vice-versa selon nos horaires de service). Et comme nous avons l’âge que nous avons, nous finissons rincer.

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La nouvelle génération relâche les minions, les anciens relâchaient Bob l’éponge… faut vivre avec son temps!

Ma petite sœur, photographe de son état, était de la partie. Je vous invite à découvrir son travail en cliquant ici,  sur sa page Facebook ou sur Instagram. Et comme les photographies prises avec mon téléphone sont souvent atroces (et surtout ont disparu de mon ordinateur), vous avez pu constater que je lui ai volé quelques clichés pour illustrer mon article.

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Lily Allen en 2013

2017

Nouvelle proposition carhaisienne cette année  : « Y a une place à la régie bar. Ça te dit ? ».

La question est posée à Chéri d’amour et évidemment jalouse, je ronchonne dans mon coin en lui disant que je n’ai pas de place, que la billetterie est fermée et qu’il peut bien y aller sans moi (le traitre). Comme il est gentil et qu’il ne s’offusque plus de mes bougonneries à 2 balles, Chéri chéri m’a révélé l’existence du site Ze Pass qui permet d’acheter et de revendre des places de manière ultra-sécurisée. Il achève de me convaincre en me disant droit dans les yeux « je préférerai que tu viennes avec moi ». Évidemment, ce genre de déclarations après 12 ans de vie commune, ça fait fondre mon petit cœur. Et puis la perspective de retrouver toute la bande des bretons était plutôt réjouissante avec ou sans accès au festival !

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La régie bar

 

Une semaine avant le départ et après maintes tentatives, j’ai chopé un billet pour le samedi. J’ai regardé plus attentivement le programme, verdict : rien de franchement folichon. Mais bon, comme j’ai tout de même payé ma place 42 euros, je me dis qu’il faut rentabiliser mon achat.

Pour mon premier festival en solo (et oui chéri chéri travaille à l’approvisionnement des bars et tous les copains sont bénévoles également), je décide de le vivre en mode « jeune ». Arrivée sur le site, l’instinct de la festivalière du premier rang me pousse vers la scène. Je file tout droit direction « Kerouac » voir le concert de Camille. Mon odorat m’envoie un signal d’alarme. Je fais une croix sur le premier rang et je suis le conseil avisé de mon nez : s’arrêter au second rang. Pour ceux qui n’auraient pas compris le sous-entendu, je vous le dis cash : les festivaliers torchés (ou peut-être simplement incontinents) urinent sur les barrières à la nuit tombée et l’odeur persiste même le lendemain…

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Camille sur l’écran – VC2017

Le concert est très bien et l’ambiance est bon enfant. J’ai oublié de passer par l’espace prévention prendre des bouchons d’oreille pour protéger mes tympans de vieille mais la musique est à un volume raisonnable. Pour le concert de Naive New Beaters, je ne pourrai pas faire l’impasse sur une protection auditive alors je me rends à l’espace prévention après un détour par les sanitaires. Je constate que les cabines de chantier en plastique ont été remplacées par des WC raccordables et en plus ils sont propres !

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Camille sur la scène Glenmor

Chéri chéri m’envoie un petit sms pour me dire qu’il est au bar Sköll. Tiens y a un bar Sköll maintenant ? Vérification sur le plan. Ah bah oui ! Après avoir descendu une petite bière et fait un bisous à chéri chéri, je file au concert qui a déjà commencé. Pour me rapprocher de la scène, je vais devoir m’armer de patience. Heureusement, j’ai devant moi puis à côté de moi des petits jeunes sympas qui se prennent pour des chearleaders. Je deviens la photographe officielle de leurs exploits. Je publie uniquement les photos « anonymes ». On sait jamais si dans vingt ans leurs gamins tombent dessus, ils risquent de perdre toute autorité (ça me fait penser que je devrais peut-être faire le tour de certaines archives, tiens).

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Quand vraiment tu as des copains sympas… et qui n’ont même pas peur de toucher ton futal pas ragoutant
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Journée la plus chaude du festival = arrosage au jet. Merci les hommes de la sécurité !
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Un grand moment de confiance en son prochain… ou d’inconscience
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Les jeunes adorent grimper sur d’autres jeunes

J’avance petit à petit vers la scène, photos à l’appui. J’arrive finalement au second rang (mon préféré).

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Se rapprocher de la scène

A la fin du concert, certains festivaliers de plus en plus éméchés s’insèrent dans la foule comme des rugbymans se jettent dans la mêlée.  Je dois de plus en plus jouer les gros bras et c’est vraiment pénible. Alors certes, ils ne sont pas méchants mais ils sont bien cons. Je regarde autour de moi et je me prends une grande claque (au figuré, hein…quoique j’ai pris plusieurs coups de coude sur le crâne, bien réels) : je suis entourée de jeunes. Je dois être la plus âgée parmi la foule massée devant la scène et pourtant je n’ai pas encore 40 ans ! Les 35 et + doivent être tranquilles pénards sur le banc de touche. Le centre du terrain est occupé par la très petite vingtaine (peut-être même moins?), joyeuse, qui se déplace par grappes, qui roule des mécaniques et fait des trucs cons juste pour épater la galerie. Carpe diem, ô capitaine, mon capitaine !

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Une belle photo des Naive New Beaters (je triche un peu car la photo a été prise par ma sœurette à l’Imaginurium Festival mais c’est un copié-collé de ce que j’ai vu aux Vieilles Charrues)

Lors du rappel, je vois une pauvre cocotte qui se fait écrabouiller par des petits gringalets. Elle commence à pleurer et là mon cœur de maman se remplit de colère. Je l’agrippe, la place devant moi et je dégage les gugusses. La demoiselle cherche à se décaler (deux fois la bougresse) mais j’insiste pour qu’elle reste près de moi. Ce n’est qu’à la fin du concert que j’ai compris que l’un des mecs qui était en train de l’étouffer et que j’avais dégagé violemment était son homme et que la malheureuse essayait de m’échapper pour retrouver ses bras non protecteurs. Mouais…

Le mien d’homme (un vrai de vrai) fait une pause casse-croûte sur le site et je le rejoins. A partir de là, je fais un break  pour discuter avec les copains entre deux missions de ravitaillement des bars. A 22 heures, je décide d’aller au concert de Mome et évidemment de m’approcher un peu. Mais l’ambiance est franchement bof. Trop d’excités qui te sautent dessus, de groupes en mode « file indienne » qui te bousculent pour se faufiler. Je vois trois nanas qui veulent s’extraire. Je leur fais de la place et je les suis. Une festivalière m’aide à son tour. Sur les côtés, je retrouve le calme des personnes venues écouter de la musique et voir des artistes sur scène. La scène est bien visible, les écrans jouent leur rôle de « microscopes » mais trop tard, j’ai eu ma dose. Mes potes ne sont plus de service, je les retrouve pour finir la journée tranquillou. J’aurai au moins essayé !

Nouveautés / évolution du festival / conseils ou simples remarques

Le park du château

Cette année, les Vieilles Charrues ont inauguré un nouvel espace : le park du Château. Un endroit sympa pour se poser, manger et souffler. Ils y vendent des glaces à l’italienne très bonnes. Je recommande.

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Le park du Château

Les pintes

Les pichets sont morts. Ce qui était bien pratique pour les festivaliers (mais qui était une plaie à remplir pour les bénévoles lorsque la tireuse était faiblarde) n’est plus autorisé. A la place, le festival a décidé de vendre des pintes. Problème : ils étaient déjà en rupture de stock dès le premier jour. Les copains du bar m’ont dit qu’ils ont cru à une blague lorsqu’ils ont vu des festivaliers se radiner avec des verres en plastique Gifi. Les responsables leur ont confirmé que la direction  avait dû improviser pour faire face à la pénurie.

Les entrées

Le festival a créé de nouvelles entrées. Après de gros couacs le premier jour, l’organisation a été revue et dès le samedi, le trafic était fluide et les festivaliers entraient sans trop d’attente.

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Procession des festivaliers… l’entrée n’est plus loin.

Moneiz : le système de paiement magique

Testé en 2014, le système de paiement dématérialisé a été mis en place l’année suivante. Et là, je dis « yes » tant pour les festivaliers que pour les bénévoles. Le système est simple : une carte à puces sur le bracelet, un point unique pour recharger et voilà. Vous pouvez vous créer un compte pour approvisionner votre carte avant et pendant le festival et aussi récupérer l’argent encore disponible à la fin. A chaque débit, les bénévoles vous montrent votre solde.

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L’accessibilité 

Je ne sais pas depuis quand cela a été mis en place mais cette année, j’ai constaté que comme ces copines, la scène Grall disposait désormais d’un gradin spécialement conçu pour accueillir les personnes en situation de handicap.

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Pour profiter de ces gradins, il faut dès le mois de mai remplir un formulaire (à télécharger sur le site du festival) et le renvoyer à l’adresse mail indiquée. Attention, le nombre de places est limité et les demandes sont très nombreuses. Donc il faut anticiper la demande.

L’ambiance 

Comme toujours, j’ai un peu forcé le trait sur les désagréments que j’ai rencontrés. Donc ne prenez pas peur.

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Peace and love aux VC 2017.

J’ai profité de superbes concerts en haut de la pente ou sur les côtés de la scène. Même sans être le nez collé à la scène, j’ai réussi à me déhancher sur du Santana ou à sautiller au rythme de Liztomania… bref à me rendre un peu ridicule.

La propreté / la bouffe

Fini le temps des poubelles baladeuses qui dévalaient les pentes boueuses  ! Elles sont désormais emprisonnées dans un joli écrin en bois. Par contre, elles me semblent en sous effectif.

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les poubelles « sécurisées »

De plus, le festival a diversifié l’offre de restauration et beaucoup de contenants ne sont pas consignés. Les festivaliers laissent donc leur emballage sur place : la motivation pécuniaire étant à zéro, les instincts de cochon sauvage sont au max. Cette année, un restaurant bio a ouvert et franchement les petits récipients de fruits frais que j’ai vu passés étaient bien tentants.

Petit coup de gueule

Les Vieilles Charrues, c’est une entreprise bien huilée et comme toute entreprise, l’objectif est de faire du bénéfice pour pouvoir poursuivre et développer son activité. En cela, je dois reconnaître que les changements observés cette année sont très appréciables (plus de décorations, création du Park, espace bénévole plus cosy, amélioration des sanitaires, système Moneiz,…) et que tout cela a un coût.

Oui mais voilà, quand je reçois un mail me demandant de répondre à un questionnaire et qu’à la fin, je m’aperçois que de très très très nombreuses questions portaient sur le merchandising, ça m’agace un peu. Pour une question sur le style de musique que j’apprécierai de voir programmer au festival, j’ai dû répondre à tout un tas de questions du style « avez-vous acheté un produit à l’espace Merchandizing? » « quoi? » « pour quelles raisons? » « combien êtes vous prêt à dépenser? » « les visuels présents sur les produits sont-ils satisfaisants? » « souhaiteriez-vous plus de visuels sur chaque produit? » etc etc. J’ai frôlé l’overdose. Il faudrait peut-être un peu rééquilibré les questions, non ?

Donc un conseil, lorsque vous vous rendez à un festival, fixez-vous un budget. Mettez la somme sur votre carte Moneiz ou autre et n’optez pas pour le rechargement automatique. Vous éviterez le découvert post-festival à défaut de vous épargnez la fatigue (gueule de bois) post-festival !

 

 

 

 

Le Puy-du-fou…la plus belle journée de la vie de Poulette numéro 2

Comme l’indiquait mon compte Instagram, samedi dernier c’était le Jour 3 des Kesi Crazy Days (j’y consacrerai un article dans très peu de temps !) et la sortie au Puy-du-fou en mode comité d’entreprise (donc entièrement organisée, entièrement gratuite, entièrement Youpi youpi eh).

En partant direction la Vendée, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Déjà en bonne nulle en géographie, je n’avais qu’une vague idée de la localisation du Puy-du-Fou. Et puis, je n’avais jamais vu de reportages sur le sujet et je n’avais pas fait de recherches sur internet (entre le Challenge des Makers, le Projet DIY et les KCD, je n’ai même pas eu le temps d’y penser). J’ai fait confiance aux petits chanceux autour de moi qui avaient déjà tenté l’aventure et dont les avis étaient tous très mais alors très positifs !

Le voyage étant organisé de A à Z, j’ai mis mon cerveau en pause. Mon unique mission : préparer les sacs à dos et le pique-nique du soir ! Mon unique préoccupation : la météo. Et là, c’est mitigé. Mon smartphone annonce de « rares averses » le matin et du « soleil » l’après-midi. Autant dire qu’il faut parer à toutes les éventualités… et se charger comme des bidets.

Comme je suis en mode tuto 24h/24, je commence mon débriefing sous cette forme.

Matériel

  • un bus ou tout engin roulant/volant pour vous rendre sur les lieux
  • une glacière (achetée la veille à la fermeture du supermarché. et oui, je suis méga-organisée !) si vous pique-niquez
  • des aliments à votre goût (pour remplir la glacière)
  • des sacs à dos
  • des bouteilles d’eau
  • des collations
  • des vêtements pour vous protéger (casquettes, lunettes de soleil, imperméables,…)
  • de la crème solaire
  • des chaussures confortables (et antidérapantes)

Étapes

Le trajet

Rendez-vous à 5h30 pour un départ à 6h. Comptez 3h30 de trajet sans pause (évidemment en fonction de votre point de départ ce temps peut varier).

Petite réflexion de maman : Bizarrement, le réveil des deux miss s’est fait sans cri ni menace et elles se sont préparées façon Arturo Brachetti. Ça peut être une piste pour tous les parents : demandons la création d’une école Puy-du-Fou pour mettre un terme aux prises de tête matinales (ça marche aussi avec le zoo, la visite de château, les parcs d’attraction, une journée à la mer…ça semble moins efficace avec les ados).

6h30 :  Ambiance « collégiens en goguette » au fond du bus. Ça discute beaucoup, ça rigole encore plus. Nous sommes peu nombreux et nous pouvons nous étaler.

Évidemment, tout le monde s’est levé à 4h du matin et un petit roupillon s’impose. Du coup, le trajet passe assez vite sauf pour le copain dont le système vestibulaire et l’estomac ont décidé de se prendre la tête.

9h : Une petite pause sur une superbe aire d’autoroute (des espaces verts de folie), un chocolat chaud pour se requinquer et nous prenons de nouveau la route. Nous sommes tout proches du parc.

Un peu avant 10h : arrivée au Parc.

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Le soleil est au rendez-vous et seuls quelques nuages gris gâchent le bleu du ciel. Et là, c’est le gros dilemme : prendre les coupe-vents ou ne pas les prendre ? Je laisse mon pull dans le car mais je prend mon coupe-vent (un poil encombrant) et ceux des filles (que je bourre dans mon sac à dos). Bien sûr, numéro 1 fait la tête lorsque je lui impose de prendre son gilet et numéro 2 me largue le sien vite fait (je tasse dans le sac à dos façon Mary Poppins). Dans les rangs, certains se plaignent d’avoir oublié leurs lunettes de soleil ou leur couvre-chef. Autour de moi, c’est ambiance nu-pieds, débardeur et pantacourt. Ma parka autour de la taille, je me dis que je vire « veille mémère toujours en stress » et numéro 1 semble penser comme moi.

Nous arrivons pour l’ouverture et il y a déjà du peuple. Avant d’entrer, les personnes munies de sac à dos passent à la fouille et les autres sous les portails. C’est plutôt rapide. A l’entrée, pas d’attente car nous avons nos billets.

Vers 10h, nous sommes dans la place…Les choses sérieuses peuvent commencer.

Le choix du programme

Notre petite troupe se met très rapidement d’accord sur ce que nous voulons voir.

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Après un rapide coup d’œil au horaires des spectacles et au plan, le verdict tombe : ce sera Le secret de la lance, Mousquetaire de Richelieu et le bal des oiseaux fantômes. Le rendez-vous au restaurant est prévu à 13h15.

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Les spectacles (partie 1)

En extérieur ou à l’intérieur, les infra-structures sont énormes et l’organisation est digne d’un mécanisme d’horlogerie.

Nous n’avons pas rencontré de difficultés : pas ou peu d’attente pour entrer dans les salles et une fois, installés nous profitons des petites animations prévues pour faire patienter les spectateurs (et franchement, ça marche très bien! Et ça met vraiment dans l’ambiance!).

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Le secret de la lance

Les trois spectacles de cette matinée étaient … grandioses ! La mise en scène est à tomber et les surprises sont réelles ! Je ne vais rien vous révéler des histoires ou de la scénographie car il faut vraiment se laisser prendre et emporter. Pour vous donner un petit aperçu, je vous dirai juste que j’ai prononcé « oh la vache » plus d’une fois !

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Le bal des oiseaux fantômes

Quelques conseils :

  • Pour le bal des oiseaux fantômes, mieux vaut être un peu en avance et avoir la garantie d’être placés dans les gradins… et Messieurs, portez une casquette !
  • Pour tous les spectacles, respectez les consignes de sécurité. J’ai oublié de désactiver mon flash lors d’un spectacle en intérieur et j’ai été rappelée à l’ordre (gentiment) mais j’en reste confuse encore deux jours après (ah ce surmoi !). Et pour tous les spectacles dans lesquels des acteurs à plumes et à poils sont de la partie, les directives données ne sont pas superflues.

Le repas

Nous avons mangé au restaurant « Le relais de la poste » situé dans le village du XVIIIème siècle.

Le menu est unique pour un prix plutôt raisonnable (26 euros 50 pour les adultes, vin rouge compris, et 12 euros 90 pour les enfants). Le repas est animé et vous pouvez demander un petit supplément dans les assiettes pour les puits sans fond.

Menu :

  • rillettes et salade composée
  • manchons de canard, saucisses et maugettes / nuggets et potatoes pour les bout d’choux
  • brioche façon pain perdu et pomme caramélisée
  • café

Tout était très bon… et certains auraient bien voulu du rab. Malheureusement, c’était le dernier service et les gourmands n’ont pas pu être satisfaits.

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Miam !

L’animation est assurée par une troupe de chanteurs : deux petites chansons entre chaque plat… ni trop ni trop peu ! Les voix sont belles… vraiment prenant.

Conseil : si votre temps est compté, préférez un casse-croûte maison ou dans un stand de restauration rapide (la formule sandwich + dessert + boisson est à 8 euros 50 pour les adultes et 6 euros 50 pour les enfants de moins de 13 ans).

Les spectacles (partie 2)

En sortant, nous reprenons contact avec le monde : dehors, c’est le déluge… Les ponchos en plastique siglés Puy-du-fou ont envahi les allées du parc.

Vous me croyez si je vous jure que je n’ai pas dit à mes filles (et surtout à numéro 1 aka mademoiselle pré-ado) « c’est kiki avait raison de prendre les k-ways et les gilets, hein ? c’est qui ? » ???

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La gadoue, la gadoue, la gadoue… et mes adidas d’amour !

Avec toute cette eau et les copains pas vraiment équipés pour faire face, nous décidons de nous réfugier dans deux attractions abritées : Les amoureux de Verdun et l’odyssée du Puy-du-Fou. Mention spéciale aux amoureux qui immerge les visiteurs dans une tranchée durant la Première Grande Guerre… Nous sommes tous ressortis très émus. J’ai dû faire la traversée au pas de course car numéro 2 n’a pas beaucoup apprécié les effets sonores et l’ambiance flippante des lieux. D’ailleurs, des employés du parc préviennent à l’entrée de l’attraction que les enfants sensibles doivent s’abstenir.

La pluie ne se calmant pas, nous décidons d’être courageux et de reprendre le chemin des spectacles car nous tenons absolument à voir Les vikings et Le signe du triomphe. Nous avons quand même fait un passage au stand pour acheter un poncho en plastoc pour monsieur (le parapluie sorti à l’arrache de la voiture était finalement resté dans le car…vous me croyez si je vous dis que je ne m’en suis pas vanté). La pluie a cessé dès qu’il l’a enfilé mais il a pu se réchauffer un peu en se protégeant du vent.

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Les sacs à poubelles sont de sortie !

Les deux derniers spectacles de la journée sont à la hauteur de ceux de la matinée. Impossible de vous dire lequel j’ai préféré ! Alors bien sûr j’ai adoré « Mousquetaire de Richelieu » parce que les chorégraphies étaient splendides. Mais chaque spectacle est très bien conçu, sans temps mort et comportant moult surprises. Les scènes finales sont tout simplement bluffantes !

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Elle vit le truc…
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ça réchauffe !
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Quand tu pestes contre les herses…
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et que finalement, tu les aimes bien.

Conclusion

Les avis étaient unanimes. Cela valait le déplacement ! ET MÊME UN DÉPLACEMENT SUPPLÉMENTAIRE !

Poulettes 1 et 2, l’homme et moi-même, nous avons décidé d’y retourner l’année prochaine et sur deux jours afin de profiter au maximum. Nous avons très envie d’assister aux spectacles nocturnes et aussi de profiter de l’environnement du parc et des différentes ambiances proposées.

Bref, nous sommes au taquet… vivement l’année prochaine pour ce qui s’annonce être les deuxième et troisième meilleures journées de la vie de ma petite poulette.

Je vous donne quelques indications utiles (qui figurent ou ne figurent pas sur le site du parc).

Vous ne pouvez pas voir tous les spectacles sur une seule journée (même Flash, Wonderwoman ou Spiderman n’y arriveraient pas !).

Les horaires sont respectés à la seconde près. Ne comptez pas sur un retard de deux-trois minutes pour pouvoir vous glisser sur un siège, vous ne les aurez pas ! Alors, organisez-vous bien pour optimiser votre temps. Nous avons visité le parc le 3 juin c’est-à-dire pendant une période d’affluence modérée. En pleine saison, les files d’attente seront peut-être plus longues (des panneaux indicatifs sont disposés devant les attractions. Au-delà de la pancarte, tu ne rentres pas !).

Vous pouvez louer des poussettes (pour 6 euros), déposer vos sacs, casques ou autres à la consigne (6 euros), fliquer vos enfants à l’aide de balises GPS (6 euros également). Les boutiques vendent des casquettes et de la crème solaire (mais bon ce serait dommage de dépenser votre argent pour ça).

Dans la liste de mon matos, figurent des chaussures confortables et ce n’est pas pour la blague. Sur le site, vous allez marcher beaucoup, monter et descendre des marches par dizaine. Alors, on zappe les talons hauts (même les compensés !) ou les sandalettes qui chauffent la plante des pieds au bout de 2 km. On enfile ses plus belles belles baskets (ou s’il fait vraiment chaud, des sandales de marche). On évite aussi les semelles lisses (nous avons été témoin d’une petite glissade heureusement sans gravité mais bon la petite dame était un peu vénère quand même).

Je conclue par ces mots : le Puy-du-fou a obtenu une flopée de titres honorifiques et cela est amplement mérité ! Et sinon, je vous ai dit que j’ai bien fait de prendre les K-Ways ?

Foire de Paris 2017

Et voilà, déjà le retour ! Après cinq heures à arpenter les allées du salon, à slalomer entre les visiteurs, à décliner les propositions des hôtesses et à en accepter certaines, je suis contente de me poser dans le train.

La journée a commencé piteusement. En retard pour récupérer mon amie et puis de la pluie, de la pluie et de la pluie, et…La bonne idée de mettre des chaussures totalement usées. Après deux minutes de marche pour nous rendre à la gare, mon pied gauche patauge dans un vrai pédiluve. Demi-tour, direction le coffre de ma voiture dans lequel traînent mes asics fluo (#nolook). Dans mon sac de sport, une chaussette solitaire mais pas de paire.  Heureusement, ma chaussure droite est relativement étanche et ma chaussette encore sèche.  Direction le train, baskets flashy aux pieds, chaussette noire à droite, chaussette blanche à gauche… La fille cachée de Punky Brewster et de Pierre Richard. Nous arrivons à la gare totalement trempées et même après une heure et quart dans les transports, mon jean est toujours à essorer.

Le voyage se passe bien et nous arrivons sans encombre devant les portes d’entrée du parc d’exposition. Munies des invitations gentiment offertes par Souris Maman, nous prenons la file réservée aux personnes munies d’un billet. Ça avance vite et nous voilà dans la place. Notre taux d’humidité frôle les 75%…

Nous avons donc passé la matinée à nous refaire une tête présentable. Au programme, tests d’un fer à lisser (vraiment concluant),

d’un fard à sourcils (bien aussi) et de produits de beauté et de maquillage (très bien aussi). Pour les deux premiers tests, les hôtesses sont jeunes et assez réservées. Aucune pression pour nous faire acheter. Sur le stand du maquillage et du soin visage, la démarche marketing est très différente. Une hôtesse nous propose d’essayer un soin. Bah ok…on a les cheveux lisses, les sourcils impeccables, alors le teint frais on ne va pas cracher dessus… En plus le soin est à la bave d’escargot. Ton décontracté, ambiance « on est entre filles », elle tutoie, elle s’intéresse à nos vies, elle donne des conseils, elle fait de grands sourires … Tout va bien et vraiment le résultat est intéressant. Et puis, viennent les tarifs et le discours est assez autoritaire: « tu prends les deux et patati et patata « . Euh bah faut que je réfléchisse quand même. Et là le ton change. Le vouvoiement apparaît, les sourires disparaissent. Elle nous explique que la moindre des choses est d’acheter un produit pour la dédommager du temps qu’elle nous a consacré, que c’est l’usage en somme, qu’elle est payée à la commission et qu’elle doit gagner sa vie. Elle voit que nous ne cédons pas et nous donne son prénom au cas où… Épisode un peu désagréable donc…Mais qui ne nous a pas coupé l’appétit.

Malgré le mauvais temps, nous avons choisi de nous nourrir dans l’allée des food trucks. Et vraiment c’était top. Un croque-monsieur végétarien délicieux !

Ensuite, nous avons visité les pavillons 7 et 4. J’avais décidé de faire la visite du pavillon 5 en dernier… Le pavillon du DIY, je me devais de lui faire honneur et de garder mon argent pour lui ! Sauf que cruche comme je suis, à survoler les résultats des recherches Google sans cliquer sur le b… Et bien je n’avais pas vu que le printemps du DIY se déroulait l’année dernière ! Petite déception mais finalement balayée par la visite du pavillon 4 effectuée juste avant. Faute de 5, nous avons exploré de nouveau le 4. Une invitation au voyage et des sources d’inspiration et d’évasion à chaque stand… Top !

Objets Upcycling

Nacre bleue de Nouvelle-Zélande

Colliers africains

Bref, une visite très agréable malgré la pluie. Les stands beauté nous ont permis de retrouver forme humaine et il y avait de la bonne bouffe (finalement notre seule dépense de la journée !).
Petite mise à jour… J’ai oublié de parler de ce jeu de construction en bois simple mais efficace: Koobi.

Et puis une photo de l’engin dont rêve mon homme

Et d’un petit coin cocooning génial